Abbaye de Fécamp

A l ‘ époque Gallo-Romaine

Les principaux vestiges relevés sur Incarville remontent à la période gallo-romaine et ont révélé plusieurs aménagements fluviaux autour de l’eure comme un canal de 25 m de largeur formant un véritable bras artificiel autour de l’Eure , ainsi qu’un quai de 25 m de longueur formé de blocs de craie , sans compter de nombreuses traces de construction . Une certaine activité portuaire avait du s’exercer. Incarville devait avoir eu un rôle de carrefour fluvial et assurer le transit de marchandises vers Evreux , Dreux ou de Chartres .
Après l’effondrement de l’empire romain , les routes étaient moins sures et la prospérité commerciale en a décliné .

Vers 910-911, un chef scandinave du nom de Rollon entreprend une expédition à travers la marche de Neustrie.

Appartenance à l ‘abbaye de FECAMP

Les Armoiries de l ‘Abbaye de Fécamp auxquelles Incarville fut rattachée en 911

Après le Traité de Saint-Clair-sur-Epte conclu le 11 juillet 911 entre Charles III le Simple et Rollon, un chef viking. Il permet l’établissement des Normands en Neustrie à condition qu’ils protègent le royaume de Charles III de toute nouvelle invasion des « hommes du Nord ».

Incarville n’était alors qu’un lieu-dit et fut cédée à la fin du Xeme Siècle à l’abbaye de Fécamp par le duc de Normandie Richard.

Le duc Richard offrit à l’abbaye l’Eglise Saint Pierre nouvellement fondée , il leur concéda également un droit de haut justice qui leur permettait de trancher les différents conflits des habitants et leur donna la majeure partie du territoire paroissial regroupé au sein de la baronnie d’ Heudebouville . La baronnie d’Heudebouville regroupait ainsi 18 paroisses dont celles de Louviers et d’Incarville. L’abbaye fut même l’une des mieux dotée du royaume.

A partir de 1521 , le domaine d’Incarville fut vendu quelques années plus tard en 1593 à différents seigneurs qui le conservèrent jusqu ‘ à la révolution . Richard Cœur de Lion , descendant du duc Richard , ayant conservé des terres, offrit les Prés d’Incarville à l’abbaye de Bonport qu’il fonda en 1190 et céda la majeure partie de la fôret de Bord à l’archevêque de Rouen.

Après la guerre de Cent Ans qui couvrit la période de 116 ans (1337 à 1453) pendant laquelle s’affrontent la France et l’Angleterre lors de nombreux conflits, l’ Eglise Saint Pierre attestée du XI et XIVeme Siècle , fut reconstruite au XVI et XVIIeme Siècle ce qui laisse supposer des nombreuses destructions pendant cette période .A la fin du conflit , c’est l’abbé Robert Fresmont , curé d’Incarville qui participa la la rédaction d’un traité de Paix entre la France et l’ Angleterre mais qui ne fut toutefois jamais ratifié.

Le traité de paix définitif, signé le 29 août 1475 à Picquigny en Picardie, en marque officiellement la fin.

Cependant, on retiendra plutôt l’année 1453, date à laquelle les Anglais sont totalement chassés de France (sauf Calais).

En 1593 , la seigneurerie d’Incarville fut cédée par les religieux de l’abbaye de Fécamp à Thomas de Saldaigne . Ensuite , le domaine fut alors acheté par Arstaque Tradieu qui le transmis à ses héritiers avant de le passer à la famille de Portail au milieu du XVIIIeme Siècle .